Voici une version relativement complète de cette histoire tragique exposant les dégâts possible d'un mariage forcé. L'interprétation est faite avec beaucoup de finesse.
Le père d’Angélique était un bon fermier
Sa fille était unique d’une rare beauté
Angélique ma fille il faut te marier
Faut sortir de la ville et prendre un bon fermier
Mon père, dit la fille, de quoi me parlez-vous ?
Quoique je sois gentille je ne veux point d’époux
Angélique ma fille ne me refuse pas
Ou sinon dans un cloître je te mettrai pourrir
Pour te faire connaître que tu dois m’obéir
Quelques jours après à l’église on publia les bancs
Angélique à l’église dit oui mais tristement
[…]
D’un fermier en colère […]
D’un grand couteau de table qu’elle tenait en main
D’un coup épouvantable lui porta dans le sein
Voyant venir son père venant pour l’empêcher
Par la main de sa fille lui-même fut blessé
Elle s’habille en homme croyant d’être sauvée
Et s’enfuit vite à Rome pour être pardonnée
Mais en prenant la fuite elle fut arrêtée
Et peu de jours ensuite à mort fut condamnée
Voilà pères et mères le récit émouvant
D’une jeune fermière âgée de vingt[e]-deux-ans
Qui finit sa carrière bien douloureusement


