Quittant son Algérie natale pour la France en 1971, c'est dans un cabaret parisien que Hakim se fait remarquer pour son jeu à la derbouka. C'est pour lui le début d'une longue carrière de percussionniste où il explore les rythmes venus de la région du SWANA (Asie du Sud-Ouest et Afrique du Nord).
Hakim anime des mariages, diverses cérémonies et des soirées festives, nécessitant de connaitre un répertoire large afin de proposer une expérience musicale adaptée aux cultures représentées et commanditaires. Musicien polyvalent, il se doit de "construire une fête qui n'est pas la sienne", accompagné de sa derbouka de grande taille ou encore de son gallal.
Cet enregistrement est composé d'une succession de rythme du Maghreb, exécuté par Hakim:
0'00 heddari (Maroc): rythme binaire d'ouverture du malhoun
0'29 haddawi (Maroc): rythme ternaire "marocain par excellence
1'01 gnawi (Maroc): carractérisé par sa basse (frappe "doum") quadruplée
1'33 goubbahi (Algérie): rythme binaire de la musique populaire algérienne
1'56 saadawi (Algérie): rythme ternaire du Sud-est algérien, avec des variantes de la région du hoggar
2'23 zendali (Algérie) rythme ternaire de Constantine, issu de la musique arabo-andalouse
2'42 allawi (Algérie) rythme binaire bédouin de la région oranaise avec une césure hassed (Algérie) à 3'12 avec une aération du rythme avant de reprendre en valeurs brèves
3'32 halla (Tunisie)
4'07 bounawara (Tunisie) rythme de la musique populaire chaâbi
4'18 fezzani (Tunisie) rythme en accelerando
Cette version a été collectée par Anne Damon-Guillot et Mélaine Lefront au studio Ohmnibus dans le cadre du projet Comment sonne la ville ? Musiques migrantes de Saint-Étienne (2014-2017).


