Cette femme au fort tempérament et à la générosité débordante marque encore les mémoires des habitants de Gimillian. Henriette Guichardaz, surnommée La Pierotta, chantait souvent dans la forêt, en allant chercher du bois, à plusieurs kilomètres du village. Sa puissance vocale était telle que le vent emportait sa voix jusqu'au village. Son petit-fils Augusto Guichardaz raconte encore aujourd'hui combien elle aimait les chants ayant pour thème les torrents, les forêts et les abandons. Elle fut abandonnée très jeune par son aimant, avec un jeune enfant et porta toute sa vie la blessure de cette trahison amoureuse. Le chant était devenu pour elle une activité libératrice, un exutoire à sa douleur. Malgré l'intonation aiguë, à la limite du cri, qui donne à son expression un caractère impétueux, son interprétation conserve une conduite vocale maîtrisée. Ce chant se caractérise par son rythme entièrement syllabique, lié par des nombreux ornements vocaux.
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