Création locale.
Ce chant est aussi connu sous le nom de Les Magnauds, auxquels il fait référence. Le magnaud, c’est un chahuteur, un coureur de jupon, un beau parleur toujours en quête. Mais il avait aussi son rôle dans la vie des villages d’autrefois. Il veillait au maintien des traditions locales, se battait avec les jeunes des communes voisines, menait la danse lors des fêtes… mais toujours en respectant les codes et règles du village.
Paroles :
Pour magnauds de vodrin bian vo dire
Quoques coplets que vo ne sépra pas
Mais mon crayon pora té vo l’écrire
Mais mon gozi pora vo la chanta
De voin dabo commenchi ma complainta
En vo parlant du miron de la Tour
Ah n’en vitia que ne pourton pas plainta
Quant eu zan bian tui arrossa bian lieu fou
Lou dôfinoi sont des magnauds terribles
Qu’en doble nerfs et que fan tout trembla
Mais chi sont forts, ils sont pas moins rigibles
Et l’amon tui bian bare et s’amusa
Près de la Tour, San Dedji la cassola
Ya de magnauds que san pas plaisanta
Et n’a ari su table qu’ina fiola
Dont coup de puing n’en viran vingt père aba
Ne pussas pas la gna de se la sorta
Lieu coup de puing ne valont pas grand lia
Et ve faran vite prendre la pourta
Chi pe malheu vo le zaya piata
(…)
Traduction :
Pauvres gaillards, je voudrais bien vous dire
Quelques couplets que vous ne sauriez pas
Mais mon crayon pourra t’il vous l’écrire
Mais mon gosier pourra vous le chanter
Je vais d’abord commencer ma complainte
En vous parlant des chats de La Tour (du Pin)
Ah ! En voilà qui ne portent pas plainte
Quand ils ont tous bien arrosé leur four
Les dauphinois sont des gaillards terribles
Qui ont double nerf et qui font tout trembler
Mais s’ils sont forts n’en sont pas moins prêts à rire
Ils aiment tous bien boire et s’amuser
Près de la Tour, Saint Didier la casserole
Il y a des gaillards qui ne savent pas plaisanter
Il n’y aurait sur table qu’une fiole
D’un coup de poing, en enverraient vingt par terre
Mais ne poussez pas les gars de cette sorte
Les coups de poing ne valent pas grand argent
Et vous ferons vite prendre la porte
Si par malheur vous les aviez piétinés
(…)


